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Termites qui volent dans la maison : que faire ?
Des dizaines d’insectes ailés, puis des ailes partout sur le rebord de la fenêtre. Termites ou fourmis ? Comment les distinguer, et les gestes à faire dans l’ordre.
Un jour de printemps, souvent après une pluie tiède, des dizaines de petits insectes ailés sortent d’une plinthe ou d’un encadrement de fenêtre, tournent dans la pièce, puis disparaissent en laissant des ailes un peu partout. Avant tout, vérifiez qu’il s’agit bien de termites : beaucoup de ces envols sont des fourmis. Ensuite, il y a quelques gestes simples à faire.
Ce que vous voyez : un essaimage
Une colonie de termites souterrains, les plus répandus en France, vit dans le sol et le bois, à l’abri de la lumière. Une fois par an, quand elle est assez grande, elle produit des essaimants : des termites ailés, sombres, d’environ un centimètre, qui sortent tous en même temps pour aller fonder de nouvelles colonies. C’est l’essaimage. Il dure quelques heures. Les insectes perdent vite leurs ailes, et la plupart meurent sans rien fonder.
Le point important n’est pas les ailés eux-mêmes, qui ne mangent pas votre maison. C’est ce qu’ils révèlent : quand l’essaimage a lieu à l’intérieur, une colonie installée depuis plusieurs années se trouve dans le bâtiment ou juste dessous.
Termites ou fourmis ailées ?
Les fourmis essaiment aussi, parfois à la même saison. Trois détails suffisent, à la loupe ou sur une photo agrandie.
Antennes, taille, ailes : trois détails qui ne trompent pas.
- Les antennes. Droites, comme un chapelet de perles, chez le termite. Coudées, avec un angle net, chez la fourmi.
- La taille. Le termite a un corps d’une seule largeur. La fourmi a une taille de guêpe, très fine, entre le thorax et l’abdomen.
- Les ailes. Quatre ailes de même longueur, qui dépassent nettement du corps, chez le termite. Chez la fourmi, les ailes avant sont plus grandes que les ailes arrière.
Un tas d’ailes translucides toutes identiques, sans les insectes, oriente aussi vers les termites.
Les bons gestes, dans l’ordre
- Ne pulvérisez pas d’insecticide. Tuer les ailés ne touche pas la colonie, et brouille les indices.
- Gardez des échantillons : quelques insectes et des ailes dans un bocal fermé, au congélateur. Photographiez l’endroit exact d’où ils sortaient.
- Repérez les autres signes : des cordonnets, ces petits tunnels de terre plaqués sur les murs ou les plinthes, un bois qui sonne creux ou s’enfonce sous le tournevis.
- Faites identifier par un diagnostiqueur ou une entreprise spécialisée, qui cherchera l’étendue de la colonie.
La déclaration en mairie
Dès qu’il a connaissance de la présence de termites, l’occupant — propriétaire ou locataire — doit la déclarer en mairie (article L126-4 du Code de la construction et de l’habitation). À défaut d’occupant, c’est le propriétaire. Pour les parties communes d’une copropriété, c’est le syndicat des copropriétaires.
La déclaration se fait dans le mois qui suit la constatation, par lettre recommandée avec accusé de réception ou déposée en mairie contre récépissé (article R126-2 du même code). Elle indique qui déclare, le bâtiment concerné et les signes observés ; le rapport d’un professionnel peut y être joint. Elle vaut partout en France, que votre commune soit ou non en zone délimitée. Les autres obligations sont détaillées dans termites : ce que la loi vous impose.
Locataire, prévenez aussi votre propriétaire par écrit : le traitement lui revient.
À retenir
Vérifiez antennes, taille et ailes : termite ou fourmi. Termites : gardez des échantillons, ne pulvérisez rien, faites identifier et localiser la colonie, et déclarez leur présence en mairie dans le mois.